dimanche 29 juillet 2012

dimanche 22 juillet 2012

Pénurie d'émissions high yield

Comme le montre le graphique tiré de Sober Look, les émissions de High yield, à la différence du compartiment high grade, sont tout juste stable par rapport à l'an dernier. L'analyse montre (cf post Sober Look) qu'il s'agit plus d'un problème d'offre car la demande est là et conduit à des conditions qui sont normalement attractives pour les émetteurs.
En lien le post de Sober Look:

Cartoon

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tiré de The Economist

vendredi 20 juillet 2012

La hiérarchie des fonds souverains

Source : FT

La structure de financement des sociétés non financières du SBF 80







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Sociétés non financières du SBF 120 hors CAC 40 (SBF 80)

Les données de Bfinance montrent que si le financement d'origine bancaire reste prédominant (47%), le financement d'origine obligataire a encore gagné en importance (38%).

Même si on enregistre la même tendance forte à la désintermédiation que pour le CAC 40 (voir ci-dessous), le modèle de financement reste encore assez différent, beaucoup plus dépendant du financement bancaire.

Structure de financement des sociétes non financières du CAC 40 en 2011




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Source : Bfinance
Sociétés non financières du CAC 40

La photo de Bfinance montre une nouvelle montée du financement obligataire des sociétés du CAC 40, 69% de leur financement contre 20% pour leur financement bancaire.

dimanche 15 juillet 2012

“we were told in no uncertain terms that he [Mr Diamond] did not have the support of the regulators”


C'est dans ces termes, remarquablement choisis, que le Chairman de Barclays aurait indiqué, selon le FT, à son Board que la Banque d'Angleterre exigeait la tête de Bob Diamond. La Banque d'Angleterre qui a récupéré de la FSA les prérogatives de régulateur bancaire a ainsi réaffirmé son leadership non seulement sur le système bancaire mais aussi sur la City.

samedi 7 juillet 2012

L'évolution du marché inter-bancaire aux Etats Unis

L'excellent blog Sober Look a publié ces deux graphiques qui parlent d'eux mêmes et qui sont relatifs au marché interbancaire américain. Le premier graphique montre l'évolution du marché inter-bancaire américain sur longue période qui chute après Lehmann. Le deuxième rapporte la proportion du financement par le marché bancaire au total de bilan des banques commerciales américaine qui, en parallèle, baisse très sensiblement.







Ceci met en exergue que le phénomène n'est pas propre à l'Europe.

 Il s'explique sans doute par une défiance entre banques qui les conduit à préférer déposer leur excédents à la Fed qui, comme la BCE, se substitue largement au marché inter-bancaire. Ce qui a un coût non négligeable pour les banques car elles empruntent auprès de la banque centrale à des conditions plus onéreuses qu'elles ne lui prêtent.

Mais comme le souligne Sober Look, une autre explication, l'autre face de la même pièce, est que les banques veulent réduire, pour ce qui est de leur financement, leur dépendance à un marché inter-bancaire extrêmement volatile en cas de tensions.

Evidemment la décision que vient de prendre la BCE de ne plus rémunérer du tout les dépots change quelque peu la donne et va amener les banques à revoir leur politique de gestion de trésorerie.

Voir le post de Sober Look:


La question de la séparation des activités bancaires en France renvoyée à après les conclusions de la Commission Liikanen


C’est ce qu’a annoncé sagement le nouveau ministre des Finances, Pierre Moscovici, lors de son récent discours à Paris Europlace.

Cette commission a été mise en place au niveau européen par Michel Barnier, le commissaire compétent. Elle est présidée par Erkki Antero Liikanen, ancien Gouverneur de la Banque Centrale Finlandaise et ancien commissaire européen, membre du Parti social-démocrate (SDP). Elle comporte un membre français, Louis Gallois. Elle a été chargée d’examiner les conclusions Volcker et Vickers. Elle doit émettre ses propres recommandations dans un rapport dont le premier projet devrait voir le jour à la fin août, être soumis à consultations, le rapport définitif devant ainsi publié à l’automne.

Ce thème suscite toujours autant de passions (souvent mauvaises conseillères) et d’écrits. Voir par exemple les articles de Georges Pauget ou de Jean-François Lepetit dans la dernière livraison de la revue Banque.

Chacun insiste , à juste titre, sur la diversité des modèles bancaires, le fait que celle-ci est une bonne chose et qu’aucun des modèles n’a été exempt de faiblesse, de la pure banque d’investissement (Lehmann ou Bear Stearn) à la pure banque commerciale (Northern Rock ou les cajas espagnoles). Le point commun  dans toutes les faillites a été la défaillance du risk management et la prise de mauvais risques, souvent immobiliers (subprime, Irlande, Espagne).

Nous nous étonnons toujours que les différentes analyses ne pointent pas suffisamment la question de la Gouvernance des Banques, qui devrait être un sujet de préoccupation essentielle des régulateurs et qui se traduit très directement dans la qualité du risk management de la banque (voir nos nombreux posts sur le sujets). En effet la plupart – sinon tous- des « accidents bancaires » récents peuvent s’analyser comme la conjonction détonante d’un CEO omnipotent et d’un Board impotent. C’est ce sujet aussi qu’il faut traiter sérieusement.