samedi 24 avril 2010

Le prix d'une maison américaine exprimée en or sur longue période

Amusant ce graphique reproduit par Pragmatic Capitalist et qui montrerait une baisse de 70% depuis le pic de 2001:

David Rosenberg une fois de plus met en garde contre l'euphorie ambiante
















Voici un extrait "contrarian" d'une de ses dernières chroniques:


The Shiller P/E ratio is currently more than 30% above historical norms, and the fact that interest rates are low does not account for much of that excessive valuation. The S&P 500 is basically priced for a return-to-peak earnings by next year … the widespread view of a sustained V-shaped recovery in corporate profits will be put to the test.


Investor sentiment is wildly bullish. The just-released Investors Intelligence survey is now up to 53.3% for the bulls (versus 51.1% last week) while the bear camp has dwindled further, to 17.4% (versus 18.9% a week ago). Bullish sentiment rose for the third consecutive week and bearish sentiment has not been this low since January 12. As Bob Farrell’s Rule number 9 stipulates, when all the forecasts and experts agree, something else is bound to happen.

As for the U.S. economy, we hear over and over again how the consumer is proving to be the upside surprise for the first quarter. However, this is happening at a time when organic wage and salary income is still on a downward path. The consumer is fuelling the spending pickup via a renewed decline in the savings rate, to near-depleted levels of 3%, which is what we would dub a “low quality” recovery. Tax refunds are up double digits from a year ago, which is a non-recurring source of support as well.”

A la recherche de l'alpha : analyse et décomposition du "return" des hedge fund
















Dans une étude récente “The ABCs of Hedge Funds: Alphas, Betas, & Costs”, trois chercheurs Roger G. Ibbotson de Yale School of Management, Peng Chen de Ibbotson Associates et Kevin X. Zhu de Hong Kong Polytechnic University ont analysé et décomposé le “return” de l’Industrie des hedge fund. Ils ont utilisé un échantillon de 8400 hedge fund sur la période 1995-2009. Ils ont décomposé le return des hedge fund en trois éléments : l’exposition à l’évolution du marché (le bêta), la valeur ajoutée par le hedge fund (l’alpha) et les coûts des hedge fund.

Leur étude met en exergue que :
-sur la période considérée le rendement des hedge fund a été légèrement inférieur à celui du S&P 500 (7,63% contre 8,04%)
-mais avec une contribution positive de la composante « alpha ». En effet les auteurs estiment un « return » avant coûts des hedge fund de 11,42%, se décomposant en coûts (3,78%), un alpha (3,01%) et un bêta (4,62%).


Cette production d’alpha est assez remarquable et elle aurait été systématique chaque année selon l’ étude que l’on pourra lire avec intérêt en lien :

http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1581559

hedge fund : les fonds de fonds à la peine









Les Fonds de fonds de Hedge Fund dominaient l'industrie : il représentaient 43 % des Actifs gérés par les Hedge Fund à la fin 2007, nous dit The Economist, il n'en contrôlent plus que 34 % au Q1 de 2010. Une des raisons principales : "l'effet Madoff".
Du coup les Fonds de fonds s'attachent à réagir en étant plus transparents, en réduisant leurs commissions.

Voir en lien l'article de The Economist:

Sur la durée de la récession et du "bull" market

Ces graphiques fournis Investech Research via Big Picture sur les durée des récessions et des bull markets dans une perspectives historiques sont intéressants même s'il est difficile d'en tirer des conclusions, "comparaison n'est pas raison!".



vendredi 23 avril 2010

Investment Banking : le marché allemand



Ce tableau, publié par le wsj, et qui s'appuie sur des données dealogic, donne les parts de marché en investment banking (M&A, ECM, DCM) en Allemagne. La Deutsche bank a, ce qui n'est pas surprenant, un clair leadership mais l'essentiel du marché est néanmoins capté par les grandes banques d'investissement internationales, Goldman Sachs en tête et devançant Commerzbank (qui a absorbé Dresner, rappelons le).

A vrai dire il en est de même pour tous les grands marchés européens (UK, Italie,Espagne...) sauf la France -remarquable "exceptions française"- où les banques domestiques (BNPP, SG, CACIB, Natixis, Lazard, Rothschild) demeure dominantes.

"But I am here today because I want to urge you to join us, instead of fighting us in this effort"












Barack Obama a fait un important discours, hier, à New York, devant la fine fleur de Wall Street et de la ville sur la réforme financière. C'est un discours important car c'est le début de la bataille finale au Congrès sur la réforme de la régulation financière que l'action de la SEC contre Goldman Sach a contribué également à préparer.


On trouvera en lien les principaux extraits du discours synthétisé par FT Alphaville:

mercredi 21 avril 2010

Un ratio debt/equity "mondial"


Paul Kedrosky du blog Infectious Greed a calculé un ratio : total dettes Corporate+Etats / le montant des marchés mondiaux equity, comme indicateur du "leverage mondial". La période est ramassée (2005-2010) et l'évolution du ratio en fin de période largement conditionnée par le YO-YO des marchés equity. Voir commentaires dans le post:
http://paul.kedrosky.com/archives/2010/04/global_debt_to.html

Cartoon : sur le projet de réforme de la régulation financière du Sénateur Dodd aux Etats Unis


Tiré de Big Picture, en lien :
http://www.ritholtz.com/blog/2010/04/hedging-the-dodd-bill/

mardi 20 avril 2010

Les réponses à la consultation sur les propositions Bâle 3








Le Comité de bâle a reçu 252 lettres en réponse à la consultation sur les propositions Bâle 3. Les réactions les plus vives concernent les ratios de liquidité. Ces réponses ont été publiées (voir en lien). FT Alphaville donne une première synthèse faite par Keefe Bryuette & Woods dans un post que l'on trouvera en lien:
On trouvera l'ensemble des réponses avec le lien ci-dessous:

lundi 19 avril 2010

Paroles de CFO




Comme nous l'avons déja fait pour Danone et Pernod-Ricard nous avons mis en lien-via Boursorama- l'interview par Valérie Nau de Fabienne Lecorvaisier, qui a rejoint Air Liquide comme CFO au moment de la chute de Lehman Brothers. C'est l'occasion de faire un point sur la stratégie financière d'Air Liquide, l'évolution de sa relation avec les banques et les marchés, l'organisation de la Direction Financière.

Voici, en guise de "teaser" un extrait de l'interview que l'on trouvera en lien:
"...la part de l'obligataire représente désormais près de 70 % de nos financements. Avant la crise, la répartition entre financements bancaires et financements de marchés était plutôt de 50/50. Aujourd'hui, la liquidité revient progressivement sur le marché bancaire, et les coûts ont été divisés par deux par rapport à fin 2008 mais ils sont encore trois fois supérieurs à leur niveau d'avant crise.
Nous concentrons donc nos financements bancaires sur les pays où nous ne pouvons pas faire appel au marché ni aux prêts intra-groupes. Au total, nous recentrons nos relations bancaires autour d'une quinzaine de banques, là où nous en avions 65 en Europe ! Ces banques doivent être capables de nous financer à l'international. En contrepartie, nous leur confions la gestion de nos flux, nos opérations de change, de M&A... de manière à bâtir avec elles un partenariat équilibré et solide. "

-En lien l'interview réalisée par Valérie Nau:
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=7900a9754fde5d29ebf2226b3545d2d5

-Le post passé sur Danone et Pernod-Ricard

Le rapport Jean-François Lepetit et la taxe bancaire










Dans le rapport qu’il vient de remettre au Ministre de l’Economie et qui porte sur les risques systémiques, Jean-François Lepetit plaide pour une taxe bancaire, mais à la condition que celle-ci soit internationale, pour ne pas fausser la concurrence. Il préconise que son assiette soit définie, non pas sur la base des encours Cooke pondérés (RWA), ce qui ferait double emploi avec les mesures Bâle 3, ni sur l’ensemble des activités de marché (« trading book »), mais sur les encours de marché « illiquides », ceux la même qui font courir le plus de risques systémiques.

Si la taxe bancaire est devenue un thème populaire auprès des différents gouvernements, il n’en sera pas moins difficile de trouver une approche harmonisée comme en atteste en Europe le Conseil Ecofin des Ministres des Finances qui vient de se tenir à Madrid et qui n’a pas réussi à s’accorder sur le sujet.

Le FMI devrait remettre des propositions dans les prochains jours pour alimenter les discussions du prochain G20 sur le sujet.

Le rapport Lepetit vient donc à point pour contribuer au débat et aider à en clarifier les tenants et les aboutissants.

Au delà de ce thème le rapport Lepetit dont on recommande vivement la lecture comporte une analyse éclairante :
-du fonctionnement de la Finance Globale de marché
-de ce qu’est et de ce qui fait le risque systémique
-de l’enjeu et la portée des discussions en cours –notamment avec la perspective Bâle 3- sur les réformes de la régulation financière

C’est un rapport très vivant aussi car il n’est pas écrit dans la langue compassée des rapports administratifs mais, de manière engagée, à la première personne.

Il faut dire que Jean-François Lepetit était particulièrement qualifié pour ce rapport. Il fut un des pionniers des activités et des salles de marché en France à la banque Indosuez dont il deviendra le Directeur général, avant d’être le Président de Conseil des Marchés Financiers (CMF) , puis de la COB, et de devenir Professeur à l’Edhec. On trouvera dans son rapport la trace de ces différentes expériences.

On reviendra dans des posts ultérieurs sur certaines de ces analyses de la Finance Globale de marché (par exemple sur les surprofits ou l'oligopolisation de l'Industrie). Dans celui la on trouvera en tous cas en lien son rapport intégral ainsi que le résumé qui en a été fait

-Le rapport Lepetit (108 pages):
http://www.economie.gouv.fr/services/rap10/100414raplepetit.pdf
-son résumé:
http//www.economie.gouv.fr/actus/10/100414rapport-lepetit.html

samedi 17 avril 2010

3 petits graphiques pour illustrer le basculement du Monde à l'Est






Ces 3 graphiques sont tirés du rapport spécial sur les pays émergents que publie The Economist cette semaine:

David Rosenberg (suite) : la principale menace, déflationiste









David Rosenberg (voir post ci-dessous) demeure tout à fait "Bear"on l'a dit. La principale menace -et l'évolution la plus probable- pour lui est une évolution déflationniste.
Voici en conséquence la stratégie d'investissement qu'il recommande à ses clients américains:
"• Focus on safe yield: High-quality corporates (non- cyclical, high cash reserves, minimal refinancing needs). Corporate balance sheets are in very good shape.
• Equities: focus on reliable dividend growth/yield; preferred shares (“income” orientation). Starbucks just caught on to the importance of paying out a dividend.
• Whether it be credit or equities, focus on companies with low debt/equity ratios and high liquid asset ratios – balance sheet quality is even more important than usual. Avoid highly
leveraged companies.
• Even hard assets that provide an income stream work well in a deflationary environment (ie, oil and gas royalties, REITs, etc…).
• Focus on sectors or companies with these micro characteristics: low fixed costs, high variable cost, high barriers to entry/some sort of oligopolistic features, a relatively high level of demand inelasticity (utilities, staples, health care — these sectors are also unloved and under-owned by institutional portfolio managers)."

"L'affaire" Goldman Sachs











"L'affaire" a plombé le cours de Godman Sachs vendredi, et partant celui des autres bancaires. Dans sa procédure lancée ainsi, la SEC, le gendarme de la bourse, qui a beaucoup à se faire pardonner d'ailleurs, reproche, au cas d'espèce, à Goldman Sachs de ne pas avoir rempli tout ses devoirs d'information vis à vis de deux investisseurs," qualifiés" au demeurant, puisque qu'il s'agissait d'ABN Amro et de la banque allemande IKB.Goldman Sachs, plutôt que de transiger, au travers d'une transaction financière avec la SEC, comme s'est souvent le cas aux Etats Unis, conteste "en bloc" l'accusation.


Ceci à n'en pas douter va devenir une affaire emblématique qui va certainement renforcer la détermination des réformateurs de la régulation financière ici et là. Ceci soulève aussi, de nouveau, la question de la gestion des conflits d'intérêt et des murailles de Chine dans les banques d'affaires.


On trouvera en lien 2 dépêches qui relatent les faits tiré de:


-Boursorama


http//www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=af5229d35148d70bc4e1c9eab9044875

-Le Monde:

http//www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/16/goldman-sachs-poursuivie-aux-etats-unis-pour-une-fraude-liee-aux-subprimes_1335047_3234.html
-L'analyse de la situation sur Bloomberg:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=akOkNOfQcQ70&pos=1

On lira aussi dans Dealbook un post qui analyse la procédure concernée de la SEC sous l'angle juridique américain: http//dealbook.blogs.nytimes.com/2010/04/16/goldman-fraud-case-holds-risks-for-both-sides/#more-210355
Enfin on pourra lire le commentaire de Pragmatic Capitalist sur ce que signifie la chute boursière de Goldman Sachs pour les marchés d'actions:
http://pragcap.com/what-does-the-goldman-fallout-means-for-stocks

La concentration de la capitalisation boursière par pays



Ce graphique tiré de The Economist (commentaires en lien) montre la concentration de la capitalisation boursière par pays, mesurée par le poids des 10 grandes entreprises.
Ce que l'on constate, c'est que le degré de concentration est d'autant plus grand que le pays est petit, ce qui amène la Grèce en tête.
http://www.economist.com/markets/indicators/displaystory.cfm?story_id=15911498

vendredi 16 avril 2010

David Rosenberg ne partage pas la douce euphorie ambiante








David Rosenberg, auquel nous nous référons régulièrement, l'ancien chief Economist très respecté de Merrill Lynch, demeure indéfectiblement "bear".

Ecoutons le:


"The Fed supposedly has better information than everyone else. In his JEC testimony yesterday, the Fed Chairman could not have possibly been more cautious.

There is not question that the perception that we are into a strong and sustainableeconomic expansion is proving difficult to break.The equity market is seriously overbought,overextended and overpriced.

"...a recovery in economic activity appears to have begun". Appears?

"With inventories now much better aligned with final sales, however, and with the support from fiscal policy set to diminish in the coming year, further economic expansion will depend on continued growth in private final demand".


Bernanke went on to emphasize, not the upside risks (are there any?) but the "significant restraints on the pace of recovery".

The pronounced weakness in construction spending, the steep fiscal cutbacks at the state and local government level, and the lingering large resource gap in the labour market ("particularly concerned" about the "44 percent of the unemployed had been
without a job for six months or more).

And what about the Fed beige book that came out yesterday?

The widespread consensus is that it was more optimistic than the prior one. And it was, but hardly by much. Mirroring the tone by Chairman Bernanke, "economic activity increased somewhat.

Bernanke emphasized, not the upside risks (are there any?) but the "significant restraints on the pace of recovery "

Voir en lien aussi les citations extraites par Business Insider:
http//www.businessinsider.com/rosenberg-the-problem-is-commodity-prices-are-surging-but-end-prices-are-sinking-so-margins-are-getting-squeezed-2010-4

De son coté, Janet Yellen, la future n°2 du FED, vient d'exprimer une vision assez positive sur la reprise américaine que l'on trouvera en lien dans Marketwatch:
http://www.marketwatch.com/story/feds-yellen-more-positive-on-economic-rebound-2010-04-15


The jury is still out!

jeudi 15 avril 2010

M&A : les entreprises manifestent plus d'allant, particulièrement dans les grands pays émergents, moins en Europe, particulièrement en France

Le post de Dealbook fait l'état de l'air du temps en matière de M&A dans les différentes parties du Monde à partir de deux sondages réalisés sur un échantillon représentatif. Les entreprises françaises seraient les moins allantes selon ces études:

La résurection du consommateur US


Le post fait le point et une synthèse sur " le retour" du consommateur américain, plus fort qu'escompté.

-Le post de Economistview:

Sur la croissance toujours explosive du marché des ETF en Europe

Le graphique montre le potentiel à venir du marché européen, qui croit au rythme de 30 % par an,s'il suivait le modèle de développement américain.
Les deux posts en lien souligne deux traits caractéristiques du marché européen:
-le retail n'y représente encore que 10 à 15 % du marché contre 40 à 50 % aux Etats Unis
-une tendance à la complexification (produits "inverses" ou leveragés) alors que l'esprit originel des trackers était leur simplicité et leur transparence
En lien:
-Le post d'ETFtrend:

http://www.etftrends.com/2010/04/etfs-getting-complex.html
-le post de FT Alphaville:

http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/04/15/203711/putting-the-e-into-exchange-traded-fund-in-europe/

L'évolution des volumes journaliers de transactions actions sur le NYSE

Voir les commentaires dans le post en lien de Big Picture:
Voir aussi en complément une analyse des volumes dans le WSJ:

mercredi 14 avril 2010

On aime bien les vues économiques d'Eric Chaney, le Chief Economist d'AXA IM





On trouvera ses dernières vues (slideshow-Avril) en lien:

-On aime bien aussi de manière plus générale la recherche économique d'AXA IM à laquelle on pourra accéder par le lien ci-dessous:

Le dernier rapport de la Commission bancaire, le régulateur bancaire français








C'est le dernier rapport de la Commission Bancaire, dans tous les sens du terme, puisqu'il vient d'être publié, il porte sur l'année 2009, et la Commission Bancaire vient de se fondre, on le sait, dans le nouvel organisme de régulation bancaire et assurances, l'ACP.


Ce rapport est une mine d'informations sur l'état du système bancaire français et sur les débats et proposition concernant la réforme de la régulation financière et bancaire, en particulier Bâle 3.

C'est un document de référence utile -et très pédagogique- pour tous ceux qui s'intéressent à ces sujets.
En lien le rapport de la Commission Bancaire:

On pourra coupler cette lecture avec celles d'autres documents récents de la Banque de France:

-Un rapport de "Synthèse des risques du système financier français":
http://www.banque-france.fr/fr/publications/telechar/autres_telechar/risk-assessment-synthese-publique.pdf

-Un document de réflexions sur "l'avenir de la Régulation"

- ... et un document sur "Quel avenir pour la Finance dans l'après crise"":

mardi 13 avril 2010

Sur les origines de la prochaine crise :"it's the debt, stupid!"











L'excellent blog naked Capitalist reprend les thèmes du discours important, prononcé, sur ce sujet, par William White, l'ancien Chief Economist de la BRI, à la Conférence de l'Institute of New Economic Thinking qui s'est tenue au King's College de Cambridge où enseignait Keynes.
On trouvera en lien le post de naked Capitalist
...ainsi que le programme de la Conférence:

lundi 12 avril 2010

Le NBER juge qu'il est prématuré de déclarer "officiellement" la fin de la récession aux Etats Unis

En dépit des différents indicateurs qui attestent de la fin de la récession aux Etats Unis, le NBER, l'organisme officiel qui "labellise" l'entrée ou la sortie de récession, n'a pas voulu proclamer officiellement : "the recession is over".
Voir en lien les explications du blog CalculatedRisk:

Bâle 3 : les banques ont jusqu'à vendredi pour faire valoir leur remarques







Les banques ont jusqu'à vendredi pour faire valoir leurs remarques sur les propositions de réformes de la régulation bancaire ("Bâle 3") émises à la fin de l'année dernière par le Comité de Bâle.
On lira à ce propos la dépêche de Reuters reprise par Boursorama:
"Les banques françaises craignent les futures règles bancaires "
par Lionel Laurent
En lien:

dimanche 11 avril 2010

La dette des Etats : perspectives et implications

Des chercheurs de la BRI, « la banque centrale des banques centrales”, viennent de publier une étude très importante :
"The future of public debt: prospects and implications"
Stephen G Cecchetti, M S Mohanty and Fabrizio Zampolli
Bank for International Settlements, March 2010
BIS Working Papers



Leur constat et conclusions sont assez édifiants, et devraient alimenter le débat sur à la fois les déficits publics et les retraites. En voici l’essentiel :
Constat:

-« First, fiscal problems confronting industrial economies are bigger than suggested by official debt. As frightening as it is to consider public debt increasing to more than 100% of GDP, an even greater danger arises from a rapidly ageing population. The related unfunded liabilities are large and growing, and should be a central part of today’s long-term fiscal planning.
-Second, large public debts have significant financial and real consequences. The recent sharp rise in risk premia on long-term bonds issued by several industrial countries suggests that markets no longer consider sovereign debt low-risk. The limited evidence we have suggests default risk premia move up with debt levels and down with the revenue share of GDP as well as the availability of private saving. Countries with a relatively weak fiscal system and a high degree of dependence on foreign investors to finance their deficits generally face larger spreads on their debts. This market differentiation is a positive feature of the financial system, but it could force governments with weak fiscal systems to return to fiscal rectitude sooner than they might like or hope.
-Third, we note the risk that persistently high levels of public debt will drive down capital accumulation, productivity growth and long-term potential growth. Although we do not provide direct evidence of this, a recent study suggests that there may be non-linear effects of public debt on growth, with adverse output effects tending to rise as the debt/GDP ratio approaches the 100% limit (Reinhart and Rogoff (2009b)).

-Finally, looming long-term fiscal imbalances pose significant risk to the prospects for future monetary stability. We describe two channels through which unstable debt dynamics could lead to higher inflation: direct debt monetisation, and the temptation to reduce the real value of government debt through higher inflation. Given the current institutional setting of monetary policy, both risks are clearly limited, at least for now. “

Conclusion:
“How to tackle these fiscal dangers without seriously jeopardising the incipient recovery is the key challenge facing policymakers today. Although we do not offer advice on how to go about this, we believe that any fiscal consolidation plan should include credible measures to reduce future unfunded liabilities. Announcements of changes in these programmes would allow authorities to wait until the recovery from the crisis is assured before reducing discretionary spending and improving the short-term fiscal position. An important aspect of measures to tackle future liabilities is that any potential adverse impact on today’s saving behaviour be minimised. From this point of view, a decision to raise the retirement age appears a better measure than a future cut in benefits or an increase in taxes. “

A lire cette étude essentielle, en lien:

samedi 10 avril 2010

Le débat sur l'allocation d'actifs et les modèles de type Fondations de Harvard ou Yale




A lire le post de Capital Spectator sur le sujet qui commence ainsi:

"The FT's Gillian Tett reported yesterday that the "Harvard model" of investing is under the microscope at the Government Investment Corporation of Singapore (GIC), a sovereign wealth fund. The internal debate at the fund carries " fascinating implications for investors round the world." "

L'évolution du Dow jones en valeur réelle


Ce graphique (voir le post en lien), qui porte sur les 40 dernières années, montre deux choses:
-que l'évolution du Dow en valeur réelle (c'est à dire déflatée de l'inflation) est en ligne avec celle du Dow en "valeur nominale"
-une évolution assez divergente de ce qu'aurait donné un Dow exprimé en valeur de l'or
Voir les commentaires dans le post de pragmatic Capitalist:


http://pragcap.com/what-the-nominal-dow-tells-us

Les 10 pays les plus sûrs et les 10 plus risqués selon CMA

Les 10 pays considérés comme les plus sûrs :


Les 10 plus risqués:



En lien le post d'Aleablog:
http://www.aleablog.com/the-world%E2%80%99s-safest-and-riskiest-sovereign-debt-update/

Le rapport complet de CMA:

http://www.cmavision.com/images/uploads/docs/CMA_Global_Sovereign_Credit_Risk_Report_Q1_2010.pdf

Les 15 plus gros fonds souverains (SWF) et leur comportement d'investissement








Le FT (FTfm April 5) fait état d'une étude récente qui analyse le comportement d'investissement des SWF, les fonds souverains:"Sovereign Wealth Fund Investment Patterns and Performance, by Bernardo Bortolotti, Veljko Fotak, William Megginson, William Miracky".
L'étude montre que la participation médiane que prend un SWF est de 8 %, la participation moyenne étant de 14 %. Il note une sousperformance sensible de ces participations par rapport aux comparables (- 10 à 15 %)
imputé au fait que le SWF apporte beaucoup de cash tout en restant un actionnaire passif, ce qui peut inciter le récipiendaire à la facilité. Mais d'autres études ont des conclusions opposées.
Ainsi le FT précise : " Nuno Fernandes, professor of finance at IMD and a Lamfalussy research fellow of the European Central Bank, recently published a paper showing SWF investments led to a significant outperformance by the company. Prof Fernandes told FTfm further research led him to conclude SWFs were actually very good at monitoring companies where they had invested, as well as opening up new markets for the companies and helping them lower the cost of capital."
Le sujet reste donc discuté.

On trouvera ci-dessous le classement des 15 premiers fonds souverains avec le montant des actifs gérés (en $Bio):

Top 15 SWF Assets $bio end of 2009

Abu Dhabi – Adia : 627
Norway Government Pension Fund : 445
Saudi Arabia –Sama : 432
China – Safe : 347
China –CIC : 289
Singapore – GSIC : 247
Kuwait – KIA : 203
Russia – Russia National Welfare : 168
China : NSSF : 146
China – HKMA Investment Portofolio : 140
Singapore – Temasek : 122
Libya – LIA : 70
Quatar – QIA : 65
Australia : Australian future fund : 59
Algeria- Revenue regulation fund : 47

Source: FT-SWF Institute

vendredi 9 avril 2010

Risques souverains : les CDS en baisse, sauf exceptions dont la Grèce

(cliquer pour agrandir)
Bespoke Investment publie un tableau qui montre une nette amélioration de la perception du risque pays, sauf exceptions, depuis le début février en dépit des sujets de dette publiques.

En lien le post de Bespoke investment:

jeudi 8 avril 2010

Les banques d'investissement préférées par les étudiants britanniques




Financial News donne un classement des banques d'investissement préférées des étudiants britanniques, tirée d'une enquête de Targetjobs Recruitment Awards.
Comme on peut le constater Golman sachs reste, en dépit de toutes les critiques, la "prefered investment Bank". On notera aussi la très bonne position de HSBC. Dans le classement figure également BGI, racheté récemment par Black Rock, est qui est plutôt un asset manager.

Voici le classement:
1) Goldman Sachs
2) HSBC Investment Bank
3) JP Morgan
4) Morgan Stanley
5) Barclays Capital
6) Deutsche Bank
7) Bank of America Merrill Lynch
8) Citigroup
9) Credit Suisse
10) Barclays Global Investors

Tournant historique : les taux d'intérêt sont désormais orientés à la hausse



C'est un tournant historique qui change les perspectives des marchés financiers et de l'investissement. C'est 30 ans de baisse des taux qui s'achève et, par la même, une période ouverte par la vigoureuse politique menée, à l'époque, contre l'inflation par Paul Volcker . Il faudra revoir en conséquence une série de données acquises pendant toute cette période.
-Voir le post d'Absolute Return :

http://classic.abnormalreturns.com/catastrophe-and-a-secular-shift-in-interest-rates/

-... et le post de The Economist dont est tiré le graphique/
http://www.economist.com/blogs/buttonwood/2010/04/bond_yields

mercredi 7 avril 2010

Changement de doctrine de la Fed sur le traitement des "bulles"










Dans un discours récent le Président de la Fed de new york, William Dudley, marque un revirement de la doctrine Greenspan sur les bulles:
"Today I want to tackle a difficult subject: How should central bankers deal with potential asset price bubbles. ..."

On sait que jusqu'alors la position de la Fed était qu'il était difficile de discerner et donc de prévenir une bulle, le rôle de la Fed étant alors de "faire le ménage" une fois qu'elle avait éclaté.

Dans son discours que l'on trouvera en lien W Dudley plaide pour un traitement préventif sous certaines conditions qu'il énonce.

La Fed renoue ainsi avec une position ancienne qu'un de ses Chairman dans le passé avait défini de la manière suivante : "le rôle de la Fed , quand la party s'anime un peu trop, est d'enlever de la table le bol de punch".

En lien:



-Le discours du président de la Fed de New york:
http://www.newyorkfed.org/newsevents/speeches/2010/dud100407.html

mardi 6 avril 2010

Pourquoi le marché immobilier résidentiel américain va rester durablement déprimé







Intéressant post de Felix Salmon, le blogger de Reuters, qui explique de manière circonstanciée, avec graphiques et anecdotes à l'appui, pourquoi le marché immobilier résidentiel US est durablement plombé.

Lire son post en lien:

Perspectives économiques américaines : deux visions graphiques


Churchill disait il y'a 3 sortes de mensonges: les petits, les gros et les statistiques. On appreciera en conséquence les deux visions graphiques, assez opposées, de l'économie américaine, l'une plutôt positive émanant de la Fed de Dallas via Economic view, l'autre franchement négative de notre ami, David Rosenberg.

-Les graphiques de la Fed de Dallas dans Economicview:

http://economistsview.typepad.com/economistsview/2010/03/frb-dallas-national-economic-update.html
-Les graphiques de David Rosenberg présentés dans Business Insider:

lundi 5 avril 2010

« La Banque de l’après-crise » de Georges Pauget

Ce livre, paru à la fin de 2009, aux Editions de la revue Banque, en est déjà à sa 2ème édition et a obtenu entretemps le prix Turgot.

Comme son titre l’indique, il s’attache à définir les perspectives stratégiques des banques, et en particulier des banques européennes, post crise.

Il est l’œuvre de Georges Pauget qui fut le Directeur Général du Crédit Agricole et le Président de la Fédération bancaire française pendant la crise.

Dans ce petit livre simple et clair, nourri par le « vécu » du praticien, on trouvera tout d’abord une analyse éclairante de la crise financière et de la portée des nouvelles régulations en cours d’élaboration.

S’agissant du modèle français de banque universelle, il fait, à juste titre, remarquer qu’un des traits distinctif original n’est pas simplement de mêler banque de détail et BFI ; c’est aussi son « troisième pilier » : le remarquable développement des activités d’Asset Management, d’Assurances et de Crédit à la consommation.

Il s’attarde ensuite sur les perspectives stratégiques de la banque de détail, en premier lieu, mais aussi de l’Asset Management avec des developpements nourris certainement par les réflexions qui ont conduit à la création d’Amundi, le regroupement de la gestions d’actifs du Crédit agricole et de la Société Générale .Sur la BFI, il est plus allusif, renvoyant sagement aux ouvrages de notre collègue et ami, le professeur Michel Fleuriet.

La thèse centrale de son essai est que le modèle de banque universelle va évoluer vers un modèle « multi spécialisé ».Ce serait une mutation importante puisque, depuis la fin du 19 eme siècle, les banques françaises ont été -avec la Deutsche Bank – l’archétype de la banque universelle, modèle qui a d’ailleurs plutôt bien résisté au temps et à la crise récente. Précisons au passage, pour l’anecdote, que la banque universelle est en fait une invention belge puisque la première banque de ce type a été la Société Générale de Belgique créée en 1830, avec une double fonction de banque de dépôt et de banque d’affaires.

Le concept de « banque multi spécialisée » a le mérite d’encapsuler dans une formule simple une réalité complexe. En effet l’analyse des différents métiers de la banque sur des marchés arrivés à maturité met en exergue la nécessité d’y atteindre à l’avenir une taille critique suffisante, comme le souligne Georges Pauget. C’est certainement un des fils conducteurs pour comprendre les évolutions et les restructurations dans la banque européenne dans les années qui viennent. Cela signifie concrètement que les grandes banques auront à opérer des arbitrages dans leurs portefeuilles d’activité sous l’emprise à la fois des impératifs de taille critique et des exigences en capital découlant des nouvelles régulations (qui restent d’ailleurs encore à calibrer précisément). Elles auront soit à renforcer, soit plus généralement à céder ou mutualiser les activités sous critiques ou non essentielles. Céder, c’est ce qu’ont fait Crédit Suisse ou Barclays pour leur Asset Management, Unicredit et bientôt Intesa pour leurs métiers de conservation de titres ainsi que le fait remarquer Georges Pauget. Mutualiser, c’est par exemple, le cas du rapprochement des Asset Management de Crédit Agricole et Société Générale.

Ajoutons également deux autres éléments de l'analyse qui vont dans le même sens: la banque universelle est compliquée à gérer et pas toujours bien valorisée par le marché.

Ce passage du modèle de la banque universelle au modèle des banques multi spécialisées sur leurs points forts devrait entretenir un mouvement intense de fusions-acquisitions, non pas global mais très focalisé, dans le secteur, pour les années qui viennent.

Pour les Banquiers d’investissement FIG le secteur continuera donc à être un « hot spot ».

Nous recommandons à tous la lecture du livre vif et stimulant de Georges Pauget, « La banque de l’après-crise » (Editions RB).

Vive la France : le rating AAA confirmé par Fitch













Fitch, la plus petite des trois grandes agences de rating vient de confirmer le "strong" AAA de la France, en dépit de la dette et des déficits publics, et à cause de sa résilience économique, de la bonne santé de son système bancaire, de la flexibilité financière que lui confère le fait d'être un des leaders de la zone euro . Lire les attendus de Fitch dans le post en lien de FT Alphaville:

http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/03/30/191856/sacrebleu-mon-rating-est-encore-aaa/

dimanche 4 avril 2010

Big Picture pose 10 questions au Congrès au sujet de la réforme de la régulation financière











Barry Ritholtz, l'animateur du blog Big Picture, pose 10 questions au Congrès sur la réforme de la régulation financière, questions simples qui permettent de mieux comprendre les enjeux.

En lien:
http://www.ritholtz.com/blog/2010/03/10-questions-for-finance-reformers/

M&A : la Silicon valley et les techs de nouveau sur le chemin des acquisitions











On lira l'analyse de Bloomberg en lien sur ce mouvement qui affecte le secteur "tech" et qui a deux moteurs:

-coté acheteurs, la pile de cash accumulée par les Compagnies ou par les Venture Capitalist qui les soutiennent (et qu'ils doivent dépenser sous peine d'avoir à les restituer aux investisseurs)

-coté vendeurs, une modification à venir de la fiscalité sur les plus-values qui est une incitation à vendre cette année:

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=avkofshl4iBA&pos=6

Bon vent venant d'Amérique : le récession serait derriere nous












Brassée de bonnes nouvelles relatives à l'Economie Américaine:
-Bloomberg nous apprend que le responsable de la datation des cycles économiques au National Bureau of Economic Research (NBER) vient d'annoncer, au vu des derniers chiffres sur l'emploi, la fin de la recession:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a_m4UWCu_Rrg&pos=1

-Bespoke Investment souligne que la courbe des taux US est redevenue "pentue", ce qui est- a priori- une bonne nouvelle:

http://www.bespokeinvest.com/thinkbig/2010/3/30/yield-curve-back-near-highs.html


-Le Time indique que Wall Street s'est remis à embaucher:
http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1976339,00.html#ixzz0jgwUZ9Nn

-Marketwatch fait valoir que - pour certains- le cycle économique présidentiel qui est bien établi incite à l'optimisme, à condition de regarder "au dela de la vallée":
http://www.marketwatch.com/story/meaning-of-presidential-election-cycle-for-2010-2010-04-02

-de son coté The Economist analyse l'évolution du modèle économique américain vers moins de consomateurs et crédit dépendance :
http://www.economist.com/specialreports/displaystory.cfm?story_id=15793036

La morale de tout cela nous est inspirée par le titre d'un livre récent : "le pire est derriere nous, le plus dur est devant!".

jeudi 1 avril 2010

M&A : le retour des fusions-acquisitions dans le secteur du luxe ?



On lira avec intérêt cette analyse de Reuters publiée par Boursorama sur les opérations imaginables dans le secteur du luxe:


http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=07c1137b1dc0ea532a13ec25d2122cde


Réflexions de Mohammed El Erian sur les perspectives économiques et financières


Mohammed El Erian, Directeur Général de Pimco, le plus grand gérant obligataire américain, est un des gourous les plus écoutés par les marchés. On lira dans le post joint de Business Insider ses reflexions exprimées de manière très concise sur les perspectives économiques et ses conclusions en terme de politique d'investissement.

-Le post de Business Insider:

http://www.businessinsider.com/henry-blodget-el-erian-speaks-economy-will-slow-dramatically-in-the-second-half-of-2010-2010-3

On lira aussi son interview dans Moneywatch:

http://moneywatch.bnet.com/investing/article/treasury-bonds-the-pimco-outlook/408377/

IPO : un regain aux Etats Unis mais le niveau d'activité reste faible

Le graphique parle de lui même . Voir les commentaires dans le post en lien de Bespoke Investment:
http://www.bespokeinvest.com/thinkbig/2010/3/31/us-ipo-trends.html