Amusant ce graphique reproduit par Pragmatic Capitalist et qui montrerait une baisse de 70% depuis le pic de 2001:samedi 24 avril 2010
Le prix d'une maison américaine exprimée en or sur longue période
Amusant ce graphique reproduit par Pragmatic Capitalist et qui montrerait une baisse de 70% depuis le pic de 2001:David Rosenberg une fois de plus met en garde contre l'euphorie ambiante

Voici un extrait "contrarian" d'une de ses dernières chroniques:
“The Shiller P/E ratio is currently more than 30% above historical norms, and the fact that interest rates are low does not account for much of that excessive valuation. The S&P 500 is basically priced for a return-to-peak earnings by next year … the widespread view of a sustained V-shaped recovery in corporate profits will be put to the test.
A la recherche de l'alpha : analyse et décomposition du "return" des hedge fund

Dans une étude récente “The ABCs of Hedge Funds: Alphas, Betas, & Costs”, trois chercheurs Roger G. Ibbotson de Yale School of Management, Peng Chen de Ibbotson Associates et Kevin X. Zhu de Hong Kong Polytechnic University ont analysé et décomposé le “return” de l’Industrie des hedge fund. Ils ont utilisé un échantillon de 8400 hedge fund sur la période 1995-2009. Ils ont décomposé le return des hedge fund en trois éléments : l’exposition à l’évolution du marché (le bêta), la valeur ajoutée par le hedge fund (l’alpha) et les coûts des hedge fund.
Leur étude met en exergue que :-sur la période considérée le rendement des hedge fund a été légèrement inférieur à celui du S&P 500 (7,63% contre 8,04%)
-mais avec une contribution positive de la composante « alpha ». En effet les auteurs estiment un « return » avant coûts des hedge fund de 11,42%, se décomposant en coûts (3,78%), un alpha (3,01%) et un bêta (4,62%).
Cette production d’alpha est assez remarquable et elle aurait été systématique chaque année selon l’ étude que l’on pourra lire avec intérêt en lien :
http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1581559
hedge fund : les fonds de fonds à la peine

Du coup les Fonds de fonds s'attachent à réagir en étant plus transparents, en réduisant leurs commissions.
Sur la durée de la récession et du "bull" market

En lien le post de Big Picture:http://www.ritholtz.com/blog/2010/04/duration-of-recessions-and-bull-markets/
vendredi 23 avril 2010
Investment Banking : le marché allemand

"But I am here today because I want to urge you to join us, instead of fighting us in this effort"

On trouvera en lien les principaux extraits du discours synthétisé par FT Alphaville:
mercredi 21 avril 2010
Un ratio debt/equity "mondial"
Paul Kedrosky du blog Infectious Greed a calculé un ratio : total dettes Corporate+Etats / le montant des marchés mondiaux equity, comme indicateur du "leverage mondial". La période est ramassée (2005-2010) et l'évolution du ratio en fin de période largement conditionnée par le YO-YO des marchés equity. Voir commentaires dans le post:
http://paul.kedrosky.com/archives/2010/04/global_debt_to.html
mardi 20 avril 2010
Les réponses à la consultation sur les propositions Bâle 3

lundi 19 avril 2010
Paroles de CFO

"...la part de l'obligataire représente désormais près de 70 % de nos financements. Avant la crise, la répartition entre financements bancaires et financements de marchés était plutôt de 50/50. Aujourd'hui, la liquidité revient progressivement sur le marché bancaire, et les coûts ont été divisés par deux par rapport à fin 2008 mais ils sont encore trois fois supérieurs à leur niveau d'avant crise.
Nous concentrons donc nos financements bancaires sur les pays où nous ne pouvons pas faire appel au marché ni aux prêts intra-groupes. Au total, nous recentrons nos relations bancaires autour d'une quinzaine de banques, là où nous en avions 65 en Europe ! Ces banques doivent être capables de nous financer à l'international. En contrepartie, nous leur confions la gestion de nos flux, nos opérations de change, de M&A... de manière à bâtir avec elles un partenariat équilibré et solide. "
-En lien l'interview réalisée par Valérie Nau:
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=7900a9754fde5d29ebf2226b3545d2d5
Le rapport Jean-François Lepetit et la taxe bancaire

Dans le rapport qu’il vient de remettre au Ministre de l’Economie et qui porte sur les risques systémiques, Jean-François Lepetit plaide pour une taxe bancaire, mais à la condition que celle-ci soit internationale, pour ne pas fausser la concurrence. Il préconise que son assiette soit définie, non pas sur la base des encours Cooke pondérés (RWA), ce qui ferait double emploi avec les mesures Bâle 3, ni sur l’ensemble des activités de marché (« trading book »), mais sur les encours de marché « illiquides », ceux la même qui font courir le plus de risques systémiques.
Si la taxe bancaire est devenue un thème populaire auprès des différents gouvernements, il n’en sera pas moins difficile de trouver une approche harmonisée comme en atteste en Europe le Conseil Ecofin des Ministres des Finances qui vient de se tenir à Madrid et qui n’a pas réussi à s’accorder sur le sujet.
Le FMI devrait remettre des propositions dans les prochains jours pour alimenter les discussions du prochain G20 sur le sujet.
Le rapport Lepetit vient donc à point pour contribuer au débat et aider à en clarifier les tenants et les aboutissants.
Au delà de ce thème le rapport Lepetit dont on recommande vivement la lecture comporte une analyse éclairante :
-du fonctionnement de la Finance Globale de marché
-de ce qu’est et de ce qui fait le risque systémique
-de l’enjeu et la portée des discussions en cours –notamment avec la perspective Bâle 3- sur les réformes de la régulation financière
C’est un rapport très vivant aussi car il n’est pas écrit dans la langue compassée des rapports administratifs mais, de manière engagée, à la première personne.
Il faut dire que Jean-François Lepetit était particulièrement qualifié pour ce rapport. Il fut un des pionniers des activités et des salles de marché en France à la banque Indosuez dont il deviendra le Directeur général, avant d’être le Président de Conseil des Marchés Financiers (CMF) , puis de la COB, et de devenir Professeur à l’Edhec. On trouvera dans son rapport la trace de ces différentes expériences.
On reviendra dans des posts ultérieurs sur certaines de ces analyses de la Finance Globale de marché (par exemple sur les surprofits ou l'oligopolisation de l'Industrie). Dans celui la on trouvera en tous cas en lien son rapport intégral ainsi que le résumé qui en a été fait
-Le rapport Lepetit (108 pages):
http://www.economie.gouv.fr/services/rap10/100414raplepetit.pdf
-son résumé:
http//www.economie.gouv.fr/actus/10/100414rapport-lepetit.html
dimanche 18 avril 2010
Goldman Sachs : les analyses et prises de position du week end
samedi 17 avril 2010
David Rosenberg (suite) : la principale menace, déflationiste

Voici en conséquence la stratégie d'investissement qu'il recommande à ses clients américains:
• Equities: focus on reliable dividend growth/yield; preferred shares (“income” orientation). Starbucks just caught on to the importance of paying out a dividend.
• Whether it be credit or equities, focus on companies with low debt/equity ratios and high liquid asset ratios – balance sheet quality is even more important than usual. Avoid highly
leveraged companies.
• Even hard assets that provide an income stream work well in a deflationary environment (ie, oil and gas royalties, REITs, etc…).
• Focus on sectors or companies with these micro characteristics: low fixed costs, high variable cost, high barriers to entry/some sort of oligopolistic features, a relatively high level of demand inelasticity (utilities, staples, health care — these sectors are also unloved and under-owned by institutional portfolio managers)."
"L'affaire" Goldman Sachs

"L'affaire" a plombé le cours de Godman Sachs vendredi, et partant celui des autres bancaires. Dans sa procédure lancée ainsi, la SEC, le gendarme de la bourse, qui a beaucoup à se faire pardonner d'ailleurs, reproche, au cas d'espèce, à Goldman Sachs de ne pas avoir rempli tout ses devoirs d'information vis à vis de deux investisseurs," qualifiés" au demeurant, puisque qu'il s'agissait d'ABN Amro et de la banque allemande IKB.Goldman Sachs, plutôt que de transiger, au travers d'une transaction financière avec la SEC, comme s'est souvent le cas aux Etats Unis, conteste "en bloc" l'accusation.
Ceci à n'en pas douter va devenir une affaire emblématique qui va certainement renforcer la détermination des réformateurs de la régulation financière ici et là. Ceci soulève aussi, de nouveau, la question de la gestion des conflits d'intérêt et des murailles de Chine dans les banques d'affaires.
On trouvera en lien 2 dépêches qui relatent les faits tiré de:
-Boursorama
-Le Monde:
http//www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/16/goldman-sachs-poursuivie-aux-etats-unis-pour-une-fraude-liee-aux-subprimes_1335047_3234.html
-L'analyse de la situation sur Bloomberg:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=akOkNOfQcQ70&pos=1
On lira aussi dans Dealbook un post qui analyse la procédure concernée de la SEC sous l'angle juridique américain: http//dealbook.blogs.nytimes.com/2010/04/16/goldman-fraud-case-holds-risks-for-both-sides/#more-210355
Enfin on pourra lire le commentaire de Pragmatic Capitalist sur ce que signifie la chute boursière de Goldman Sachs pour les marchés d'actions:
http://pragcap.com/what-does-the-goldman-fallout-means-for-stocks
La concentration de la capitalisation boursière par pays

Ce graphique tiré de The Economist (commentaires en lien) montre la concentration de la capitalisation boursière par pays, mesurée par le poids des 10 grandes entreprises.
Ce que l'on constate, c'est que le degré de concentration est d'autant plus grand que le pays est petit, ce qui amène la Grèce en tête.
http://www.economist.com/markets/indicators/displaystory.cfm?story_id=15911498
vendredi 16 avril 2010
David Rosenberg ne partage pas la douce euphorie ambiante

Ecoutons le:
"The Fed supposedly has better information than everyone else. In his JEC testimony yesterday, the Fed Chairman could not have possibly been more cautious.
There is not question that the perception that we are into a strong and sustainableeconomic expansion is proving difficult to break.The equity market is seriously overbought,overextended and overpriced.
"...a recovery in economic activity appears to have begun". Appears?
"With inventories now much better aligned with final sales, however, and with the support from fiscal policy set to diminish in the coming year, further economic expansion will depend on continued growth in private final demand".
Bernanke went on to emphasize, not the upside risks (are there any?) but the "significant restraints on the pace of recovery".
The pronounced weakness in construction spending, the steep fiscal cutbacks at the state and local government level, and the lingering large resource gap in the labour market ("particularly concerned" about the "44 percent of the unemployed had been
without a job for six months or more).
And what about the Fed beige book that came out yesterday?
The widespread consensus is that it was more optimistic than the prior one. And it was, but hardly by much. Mirroring the tone by Chairman Bernanke, "economic activity increased somewhat.
Bernanke emphasized, not the upside risks (are there any?) but the "significant restraints on the pace of recovery "
Voir en lien aussi les citations extraites par Business Insider:
http//www.businessinsider.com/rosenberg-the-problem-is-commodity-prices-are-surging-but-end-prices-are-sinking-so-margins-are-getting-squeezed-2010-4
De son coté, Janet Yellen, la future n°2 du FED, vient d'exprimer une vision assez positive sur la reprise américaine que l'on trouvera en lien dans Marketwatch:
http://www.marketwatch.com/story/feds-yellen-more-positive-on-economic-rebound-2010-04-15
jeudi 15 avril 2010
M&A : les entreprises manifestent plus d'allant, particulièrement dans les grands pays émergents, moins en Europe, particulièrement en France
La résurection du consommateur US
Sur la croissance toujours explosive du marché des ETF en Europe
Le graphique montre le potentiel à venir du marché européen, qui croit au rythme de 30 % par an,s'il suivait le modèle de développement américain.Les deux posts en lien souligne deux traits caractéristiques du marché européen:
-le retail n'y représente encore que 10 à 15 % du marché contre 40 à 50 % aux Etats Unis
-une tendance à la complexification (produits "inverses" ou leveragés) alors que l'esprit originel des trackers était leur simplicité et leur transparence
En lien:
-Le post d'ETFtrend:
http://www.etftrends.com/2010/04/etfs-getting-complex.html
-le post de FT Alphaville:
http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/04/15/203711/putting-the-e-into-exchange-traded-fund-in-europe/
L'évolution des volumes journaliers de transactions actions sur le NYSE
mercredi 14 avril 2010
On aime bien les vues économiques d'Eric Chaney, le Chief Economist d'AXA IM
Le dernier rapport de la Commission bancaire, le régulateur bancaire français

On pourra coupler cette lecture avec celles d'autres documents récents de la Banque de France:
-Un rapport de "Synthèse des risques du système financier français":
http://www.banque-france.fr/fr/publications/telechar/autres_telechar/risk-assessment-synthese-publique.pdf
mardi 13 avril 2010
Sur les origines de la prochaine crise :"it's the debt, stupid!"

On trouvera en lien le post de naked Capitalist
lundi 12 avril 2010
Le NBER juge qu'il est prématuré de déclarer "officiellement" la fin de la récession aux Etats Unis
Bâle 3 : les banques ont jusqu'à vendredi pour faire valoir leur remarques

par Lionel Laurent
En lien:
dimanche 11 avril 2010
La dette des Etats : perspectives et implications
Des chercheurs de la BRI, « la banque centrale des banques centrales”, viennent de publier une étude très importante :"The future of public debt: prospects and implications"
Stephen G Cecchetti, M S Mohanty and Fabrizio Zampolli
Bank for International Settlements, March 2010
BIS Working Papers
-Second, large public debts have significant financial and real consequences. The recent sharp rise in risk premia on long-term bonds issued by several industrial countries suggests that markets no longer consider sovereign debt low-risk. The limited evidence we have suggests default risk premia move up with debt levels and down with the revenue share of GDP as well as the availability of private saving. Countries with a relatively weak fiscal system and a high degree of dependence on foreign investors to finance their deficits generally face larger spreads on their debts. This market differentiation is a positive feature of the financial system, but it could force governments with weak fiscal systems to return to fiscal rectitude sooner than they might like or hope.
-Third, we note the risk that persistently high levels of public debt will drive down capital accumulation, productivity growth and long-term potential growth. Although we do not provide direct evidence of this, a recent study suggests that there may be non-linear effects of public debt on growth, with adverse output effects tending to rise as the debt/GDP ratio approaches the 100% limit (Reinhart and Rogoff (2009b)).
-Finally, looming long-term fiscal imbalances pose significant risk to the prospects for future monetary stability. We describe two channels through which unstable debt dynamics could lead to higher inflation: direct debt monetisation, and the temptation to reduce the real value of government debt through higher inflation. Given the current institutional setting of monetary policy, both risks are clearly limited, at least for now. “
Conclusion:
samedi 10 avril 2010
Le débat sur l'allocation d'actifs et les modèles de type Fondations de Harvard ou Yale

"The FT's Gillian Tett reported yesterday that the "Harvard model" of investing is under the microscope at the Government Investment Corporation of Singapore (GIC), a sovereign wealth fund. The internal debate at the fund carries " fascinating implications for investors round the world." "
http://www.capitalspectator.com/archives/2010/04/back_to_the_fut.html#more
L'évolution du Dow jones en valeur réelle

Ce graphique (voir le post en lien), qui porte sur les 40 dernières années, montre deux choses:
-que l'évolution du Dow en valeur réelle (c'est à dire déflatée de l'inflation) est en ligne avec celle du Dow en "valeur nominale"
-une évolution assez divergente de ce qu'aurait donné un Dow exprimé en valeur de l'or
Voir les commentaires dans le post de pragmatic Capitalist:
http://pragcap.com/what-the-nominal-dow-tells-us
Les 10 pays les plus sûrs et les 10 plus risqués selon CMA

Les 10 plus risqués:

En lien le post d'Aleablog:
http://www.aleablog.com/the-world%E2%80%99s-safest-and-riskiest-sovereign-debt-update/
Le rapport complet de CMA:
http://www.cmavision.com/images/uploads/docs/CMA_Global_Sovereign_Credit_Risk_Report_Q1_2010.pdf
Les 15 plus gros fonds souverains (SWF) et leur comportement d'investissement

On trouvera ci-dessous le classement des 15 premiers fonds souverains avec le montant des actifs gérés (en $Bio):
Norway Government Pension Fund : 445
Saudi Arabia –Sama : 432
China – Safe : 347
China –CIC : 289
Singapore – GSIC : 247
Kuwait – KIA : 203
Russia – Russia National Welfare : 168
China : NSSF : 146
China – HKMA Investment Portofolio : 140
Singapore – Temasek : 122
Libya – LIA : 70
Quatar – QIA : 65
Australia : Australian future fund : 59
Algeria- Revenue regulation fund : 47
Source: FT-SWF Institute
vendredi 9 avril 2010
Risques souverains : les CDS en baisse, sauf exceptions dont la Grèce
jeudi 8 avril 2010
Les banques d'investissement préférées par les étudiants britanniques

Comme on peut le constater Golman sachs reste, en dépit de toutes les critiques, la "prefered investment Bank". On notera aussi la très bonne position de HSBC. Dans le classement figure également BGI, racheté récemment par Black Rock, est qui est plutôt un asset manager.
2) HSBC Investment Bank
3) JP Morgan
4) Morgan Stanley
5) Barclays Capital
6) Deutsche Bank
7) Bank of America Merrill Lynch
8) Citigroup
9) Credit Suisse
10) Barclays Global Investors
Tournant historique : les taux d'intérêt sont désormais orientés à la hausse

C'est un tournant historique qui change les perspectives des marchés financiers et de l'investissement. C'est 30 ans de baisse des taux qui s'achève et, par la même, une période ouverte par la vigoureuse politique menée, à l'époque, contre l'inflation par Paul Volcker . Il faudra revoir en conséquence une série de données acquises pendant toute cette période.
-Voir le post d'Absolute Return :
http://classic.abnormalreturns.com/catastrophe-and-a-secular-shift-in-interest-rates/
http://www.economist.com/blogs/buttonwood/2010/04/bond_yields
mercredi 7 avril 2010
Changement de doctrine de la Fed sur le traitement des "bulles"

http://www.calculatedriskblog.com/2010/04/ny-feds-dudley-fed-should-take.html
http://www.newyorkfed.org/newsevents/speeches/2010/dud100407.html
mardi 6 avril 2010
Pourquoi le marché immobilier résidentiel américain va rester durablement déprimé
Perspectives économiques américaines : deux visions graphiques

Churchill disait il y'a 3 sortes de mensonges: les petits, les gros et les statistiques. On appreciera en conséquence les deux visions graphiques, assez opposées, de l'économie américaine, l'une plutôt positive émanant de la Fed de Dallas via Economic view, l'autre franchement négative de notre ami, David Rosenberg.
-Les graphiques de la Fed de Dallas dans Economicview:
http://economistsview.typepad.com/economistsview/2010/03/frb-dallas-national-economic-update.html
-Les graphiques de David Rosenberg présentés dans Business Insider:
lundi 5 avril 2010
« La Banque de l’après-crise » de Georges Pauget
Ce livre, paru à la fin de 2009, aux Editions de la revue Banque, en est déjà à sa 2ème édition et a obtenu entretemps le prix Turgot.Comme son titre l’indique, il s’attache à définir les perspectives stratégiques des banques, et en particulier des banques européennes, post crise.
Il est l’œuvre de Georges Pauget qui fut le Directeur Général du Crédit Agricole et le Président de la Fédération bancaire française pendant la crise.
Dans ce petit livre simple et clair, nourri par le « vécu » du praticien, on trouvera tout d’abord une analyse éclairante de la crise financière et de la portée des nouvelles régulations en cours d’élaboration.
S’agissant du modèle français de banque universelle, il fait, à juste titre, remarquer qu’un des traits distinctif original n’est pas simplement de mêler banque de détail et BFI ; c’est aussi son « troisième pilier » : le remarquable développement des activités d’Asset Management, d’Assurances et de Crédit à la consommation.
Il s’attarde ensuite sur les perspectives stratégiques de la banque de détail, en premier lieu, mais aussi de l’Asset Management avec des developpements nourris certainement par les réflexions qui ont conduit à la création d’Amundi, le regroupement de la gestions d’actifs du Crédit agricole et de la Société Générale .Sur la BFI, il est plus allusif, renvoyant sagement aux ouvrages de notre collègue et ami, le professeur Michel Fleuriet.
La thèse centrale de son essai est que le modèle de banque universelle va évoluer vers un modèle « multi spécialisé ».Ce serait une mutation importante puisque, depuis la fin du 19 eme siècle, les banques françaises ont été -avec la Deutsche Bank – l’archétype de la banque universelle, modèle qui a d’ailleurs plutôt bien résisté au temps et à la crise récente. Précisons au passage, pour l’anecdote, que la banque universelle est en fait une invention belge puisque la première banque de ce type a été la Société Générale de Belgique créée en 1830, avec une double fonction de banque de dépôt et de banque d’affaires.
Le concept de « banque multi spécialisée » a le mérite d’encapsuler dans une formule simple une réalité complexe. En effet l’analyse des différents métiers de la banque sur des marchés arrivés à maturité met en exergue la nécessité d’y atteindre à l’avenir une taille critique suffisante, comme le souligne Georges Pauget. C’est certainement un des fils conducteurs pour comprendre les évolutions et les restructurations dans la banque européenne dans les années qui viennent. Cela signifie concrètement que les grandes banques auront à opérer des arbitrages dans leurs portefeuilles d’activité sous l’emprise à la fois des impératifs de taille critique et des exigences en capital découlant des nouvelles régulations (qui restent d’ailleurs encore à calibrer précisément). Elles auront soit à renforcer, soit plus généralement à céder ou mutualiser les activités sous critiques ou non essentielles. Céder, c’est ce qu’ont fait Crédit Suisse ou Barclays pour leur Asset Management, Unicredit et bientôt Intesa pour leurs métiers de conservation de titres ainsi que le fait remarquer Georges Pauget. Mutualiser, c’est par exemple, le cas du rapprochement des Asset Management de Crédit Agricole et Société Générale.
Ajoutons également deux autres éléments de l'analyse qui vont dans le même sens: la banque universelle est compliquée à gérer et pas toujours bien valorisée par le marché.
Ce passage du modèle de la banque universelle au modèle des banques multi spécialisées sur leurs points forts devrait entretenir un mouvement intense de fusions-acquisitions, non pas global mais très focalisé, dans le secteur, pour les années qui viennent.
Pour les Banquiers d’investissement FIG le secteur continuera donc à être un « hot spot ».
Nous recommandons à tous la lecture du livre vif et stimulant de Georges Pauget, « La banque de l’après-crise » (Editions RB).
Vive la France : le rating AAA confirmé par Fitch

Fitch, la plus petite des trois grandes agences de rating vient de confirmer le "strong" AAA de la France, en dépit de la dette et des déficits publics, et à cause de sa résilience économique, de la bonne santé de son système bancaire, de la flexibilité financière que lui confère le fait d'être un des leaders de la zone euro . Lire les attendus de Fitch dans le post en lien de FT Alphaville:
http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/03/30/191856/sacrebleu-mon-rating-est-encore-aaa/
dimanche 4 avril 2010
Big Picture pose 10 questions au Congrès au sujet de la réforme de la régulation financière

Barry Ritholtz, l'animateur du blog Big Picture, pose 10 questions au Congrès sur la réforme de la régulation financière, questions simples qui permettent de mieux comprendre les enjeux.
En lien:
http://www.ritholtz.com/blog/2010/03/10-questions-for-finance-reformers/
M&A : la Silicon valley et les techs de nouveau sur le chemin des acquisitions

On lira l'analyse de Bloomberg en lien sur ce mouvement qui affecte le secteur "tech" et qui a deux moteurs:
-coté acheteurs, la pile de cash accumulée par les Compagnies ou par les Venture Capitalist qui les soutiennent (et qu'ils doivent dépenser sous peine d'avoir à les restituer aux investisseurs)
-coté vendeurs, une modification à venir de la fiscalité sur les plus-values qui est une incitation à vendre cette année:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=avkofshl4iBA&pos=6
Bon vent venant d'Amérique : le récession serait derriere nous

Brassée de bonnes nouvelles relatives à l'Economie Américaine:
-Bloomberg nous apprend que le responsable de la datation des cycles économiques au National Bureau of Economic Research (NBER) vient d'annoncer, au vu des derniers chiffres sur l'emploi, la fin de la recession:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a_m4UWCu_Rrg&pos=1
-Bespoke Investment souligne que la courbe des taux US est redevenue "pentue", ce qui est- a priori- une bonne nouvelle:
http://www.bespokeinvest.com/thinkbig/2010/3/30/yield-curve-back-near-highs.html
-Le Time indique que Wall Street s'est remis à embaucher:
http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1976339,00.html#ixzz0jgwUZ9Nn
http://www.marketwatch.com/story/meaning-of-presidential-election-cycle-for-2010-2010-04-02
-de son coté The Economist analyse l'évolution du modèle économique américain vers moins de consomateurs et crédit dépendance :
http://www.economist.com/specialreports/displaystory.cfm?story_id=15793036
La morale de tout cela nous est inspirée par le titre d'un livre récent : "le pire est derriere nous, le plus dur est devant!".
jeudi 1 avril 2010
M&A : le retour des fusions-acquisitions dans le secteur du luxe ?
Réflexions de Mohammed El Erian sur les perspectives économiques et financières

Mohammed El Erian, Directeur Général de Pimco, le plus grand gérant obligataire américain, est un des gourous les plus écoutés par les marchés. On lira dans le post joint de Business Insider ses reflexions exprimées de manière très concise sur les perspectives économiques et ses conclusions en terme de politique d'investissement.
-Le post de Business Insider:On lira aussi son interview dans Moneywatch:
http://moneywatch.bnet.com/investing/article/treasury-bonds-the-pimco-outlook/408377/
IPO : un regain aux Etats Unis mais le niveau d'activité reste faible
Le graphique parle de lui même . Voir les commentaires dans le post en lien de Bespoke Investment:http://www.bespokeinvest.com/thinkbig/2010/3/31/us-ipo-trends.html














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